Bio-évolutionnaire
Il y a une bonne trentaine d’années déjà, la reconnaissance officielle du label biologique apparaissait sur nos marchés. Anne Dubois, nutrithérapeute, 50 ans, a accepté de nous livrer son expérience personnelle sur la question de l’alimentation biologique et son constat sur l’évolution de celle-ci durant ces dernières années.
En tant que nutrithérapeute, consommez-vous personnellement des produits biologiques ?
fedfd
« Oui, j’essaye d’acheter un maximum de produits avec le label mais j’avoue que je ne trouve pas toujours ce que je désire donc je me tourne de temps en temps vers les produits classiques »
Par exemple, quels produits choisissez-vous toujours bio ?
cvsd
« Les produits alimentaires et en particulier toute alimentation que nous consommons crue parce que les produits chimiques tels que pesticides, conservateurs ou tout autre dérivé seraient responsables de nombreux cancers. Suite à une émission télévisée récente sur l’emploi abusif de ces produits, je conseille fortement à ma patientèle de choisir l’alimentation biologique. La nutrithérapie vise plus la qualité que la quantité de ce qu’on mange, contrairement à la diététique. »
Où vous approvisionnez-vous ?
vfb
« Il y a encore quelques années, je ne me dirigeais que vers des magasins spécialisés mais depuis quatre à cinq ans, on sensibilise beaucoup plus les gens à manger bio donc beaucoup de grandes surfaces suivent le mouvement en proposant une gamme de produits bio de plus en plus large. Cela me permet de ne plus courir trop loin. »
Dans votre enfance, pouvait-on déjà parler bio ?
« D’une certaine manière oui. Le label bio n’était pas nécessaire puisque nous savions que nous consommions beaucoup plus des produits de fabrication artisanale et naturelle provenant directement du terroir. La preuve c’est qu’un pain devenait rassis au bout de quarante-huit heures. Aujourd’hui, la société vise de plus en plus l’aspect visuel et attrayant des aliments ce qui poussent les producteurs à se plier à la volonté de ses consommateurs. »
Pensez-vous que le bio n’est réservé qu’à une certaine catégorie sociale ?
vfd
« Avant, on considérait que le bio faisait partie d’un certain snobisme. Ce qui n’est plus du tout le cas à l’heure actuelle. Pendant longtemps, le bio n’était accessible qu’à une certaine classe sociale à cause du prix. Maintenant, ce dernier se démocratise de plus en plus et se rapproche progressivement de celui des produits non-bio. Cependant, je remarque quand même que la catégorie de gens qui achètent bio reste une classe sociale assez élevée mais tout ceci demeure avant tout une question de choix et de conscientisation. »